Retour au Royaume d’enfance: Un tour à Ndiaganiao et Ndiandiaye pour mieux connaître Diomaye Faye

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Niadiaganiao 115 km de Dakar. Le tronçon Sandiara Ndiaganiao est en plein chantier. Il est long de 14 km. C’est encore le décor d’une brousse à l’extrême de la saison sèche. Il fait chaud. La température affiche une quarantaine de degrés. Ndiaganiao administrativement fait partie de la région de Thiès et du département de Mbour.

Commune de Ndiaganiao. Une chaleur étouffante. Le bruit de la musique. Les chants. Une cacophonie gutturale rythme le village natal de Diomaye Faye. Une route s’enfonce dans Ndiaganioa.“Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye. Dieureudieuf Ousmane Sonko”, s’époumone le didier, le tout repris en chœur. Tous vêtus d’un  T-shirt aux couleurs de la coalition Diomaye président. “faites un tour. Et revenez après. Je dois m’entretenir avec le journaliste”, tonne l’oncle paternel de Diomaye, Ngary Faye, inspecteur de l’enseignement à la retraite, ancien directeur de l’alphabétisation.

“L’ambition de Diomaye d’être président de la République du Sénégal. Tout est parti d’un choix d’un patriote, d’un  homme d’une grande générosité. Je pense à Ousmane Sonko. Il porte son choix sur quelqu’un que nous avons vu grandir. Ce choix n’est pas fortuit. Bassirou Diomaye, aujourd’hui toute la famille, toute la communauté rurale, tout l’arrondissement et tout le département se sont mobilisés pour dire que la confiance et le choix porté sur un des fils du terroir c’est à nous les premiers acteurs pour que cette volonté se traduit concrètement en acte. Ce dont une société a besoin pour grandir, pour s’épanouir dans la justice et dans l’équité. Diakhar : il ne s’ébranle jamais. C’est quelqu’un de très posé de très raisonné. Avec une culture extraordinaire qu’on trouve rarement au niveau des hommes politiques”.

Des calèches garées à l’entrée de la gare routière, chevaux squelettiques. “Où  allez-vous?”, nous demande-t-il en langue Sérère, le charretier, habillé d’un T-shirt avec l’effigie du fils du terroir. Un autre s’approche, offrant gentiment un sourire et salutations. C’est la communion.  A l’intérieur de la gare routière, les voitures se comptent. En face, le quartier général de la coalition Diomaye Président. Des photos à l’effigie de l’enfant prodige. Un vieux bâtiment, donnant sur la route principale, sert de quartier général. Dans la grande salle du QG tout renseigne sur le candidat de la coalition Diomaye Président. Des chaises, superposées, un groupe de jeunes assis discutant. Tous vêtus de T-shirt aux couleurs de la coalition Diomaye Président. Pape Yate Sène, responsable politique à Mbalakhate et ami d’enfance de Diomaye. Après quelques minutes au téléphone, il engage des salutations et nous déclinons l’objet de notre visite. “Tout Ndiaganiao le sait qui dit Diomaye dit Mor Sarr et Pape Yate Sène. A la base, notre entrée en politique est due à Bassirou Diomaye. Nous étions apolitiques. Mais c’est Bassirou qui nous a convaincu de faire de la politique. Et nous avons la même vision sur la nouvelle façon de faire la politique. Et comme lui, nous sommes motivés par le développement et l’amour de notre pays” d’un ton ferme confie l’ami d’enfance.

Pape Yate Sène, la quarantaine révolue, teint noir, 1 m 75 est submergé par l’émotion quandd il parle de son ami d’enfance. Il reste fier non pas pour sa proximité avec Diomaye mais pour la générosité de son ami d’enfance et cette générosité il souhaite que tout sénégalais en bénéficie et pour se faire: “ il faut élire Diomaye président”, tonne-t-il. “Bassirou a offert une ambulance à Ndiaganiao. Dans tous les domaines, agriculture, santé etc, Diomaye apporte sa contribution. Dans ses actions, il ne fait pas de distinction de religions”. L’église du village a toujours bénéficié de ses bonnes œuvres sans qu’on le sache. Il a fallu que quelqu’un de très proche de l’église en fasse révélations pour qu’on l’apprenne”, a confié Pape. Le regard vide, l’émotion trahissant son visage, il continue,” quand j’ai entendu des gens taxer Diomaye de salafiste, ça m’a fait rigoler. C’est parce qu’ils ignorent l’homme. Bassirou a passé tout son cycle primaire dans une école catholique : l’école Marie Médiatrice de Ndiaganiao” fait savoir le responsable politique de Mbalakhate.

Diakhar : l’imperturbable, le raisonné 

Ndiaganiao, dans cette contrée rurale. Certaines vertus sont de mise. La solidarité, l’entraide, le respect et le sens de l’honneur sont encore jalousement conservés dans les arcanes de la société, notamment en milieu Sérère. La générosité de Diomaye est racontée et se raconte par tous.

“La générosité de Bassirou est démesurée. C’est un homme d’une grande générosité. Et je voudrais que tout le Sénégal le sache”, renseigne le vieux Diarga Ndour.

¨Pour parler de Diomaye, les anecdotes ne manquent pas. L’émotion s’empare des cœurs et le rythme du sang s’accélère. Les dents serrées, ces braves dames se laissent aller. “Je prie Dieu pour qu’il donne la victoire à Bassirou. C’est quelqu’un de correct et poli. Nous lui souhaitons tout le bien. Bassirou, je le considère comme mon fils. Sa photo est désormais affichée dans ma chambre.”, a fait savoir cette dame. “Que Dieu fasse que Bassirou gagne l’élection. Au soir du 24 mars que l’on célèbre sa victoire dans Ndiaganiao”, ajoute cette autre dame.

Notre balade nous mène au lycée Ndioumacor Diouf connu sous le nom de LINCOFF. Ici sur place sous un arbre nous trouvons monsieur Diouf professeur d’anglais dans ce lycée où il a  partagé de beaux souvenirs avec Bassirou Diomaye. Et retient de lui, “un élève brillant qui excellait presque dans toutes les matières.  En ce temps, le lycée était encore un collège. Il me devançait d’une classe. C’était un élève studieux. Et aujourd’hui, c’est une fierté de voir de l’un des mes ainés être à ce niveau de popularité”.

une balade à Ndiandiaye, village natal de Diomaye

 Un tour dans la ville de Ndiaganiao nous a conduit dans les méandres du village. Des rues bien alignées, un sable fin. Des maisons en terrasse, tantôt modernes. Nous continuons notre balade dans les quartiers de Ndiaganiao et enfin à Ndiandiaye. Le village où  est né Bassirou Diomaye, il y a 43 ans.

Dans la demeure des Faye. Un calme plat y règne. Ici rien n’est festif et ne renseigne sur le caractère d’une campagne électorale. Une bâtisse moderne et modeste aux couleurs rose faisant face à deux autres.  Seule une grande photo du fils de la maison renseigne que le petit fils de Ndioumacor parcourt l’intérieur du pays à la recherche de voix. Comme son grand-père, parti combattre pour la Liberté, Égalité, Fraternité en France. Ndioumacor, à son retour de la deuxième guerre mondiale ouvre un autre front :  ériger une école dans son terroir.  Son petit-fils mène un autre combat, celui  de l’équité et de la justice sociale et économique. “ Ce combat,  lui a valu onze mois (11) derrière les barreaux. Dans le salon de la bâtisse est assis le patriarche de la famille, le père de Bassirou Diomaye. Cet ancien technicien agricole est cultivateur dans l’âme.

D’un calme olympien, le quadragénaire reste avare en mots. ”Que Dieu fasse du bien à tout le monde. Que la paix règne sur tout le Sénégal’, fulmine t-il en Sérère. En traversant le couloir de la bâtisse, nous tombons sur la maman de Diomaye, elle, garde également tout son calme. D’un regard fuyant et méfiant, elle décline gentiment l’interview. “Non pas par refus de parler à la presse mais pour mettre son fils à l’aise”, confie notre guide Pape Yate Sène.

Un tour chez Diarga Ndour, dépositaire du bois sacré à Ndiandiaye. Dans “sa cour royale”, vêtu d’un Jalaba noir, Diarga nous guide au bois sacré. Des pilons empilés dans un périmètre sous un arbre acacia. “ C’est ici notre bois sacré. Cet endroit est mythique et mystique. Tout enfant à Ndiandiaye reçoit ici un bain mystique. Toute personne qui a des problèmes dans la vie, nous lui formulons des prières à cet endroit. Et vous l’avez vu, lors de l’arrestation de Bassirou Diomaye, nous nous sommes tous réunis ici pour prier. Et je peux vous avouer que cela a payé. Et l’avenir nous dira”, a confié le gardien du temple”.

Comme les lamantins, Diomaye reviendra s’abreuver à la source de Ndiaganiao.

L’agriculture est le cœur battant de cette bourgade. Ici, les hommes et les femmes travaillent la terre avec respect et dévouement, cultivant une variété de cultures qui nourrissent non seulement leurs familles, mais aussi les marchés locaux et nationaux. “Nous sommes des paysans. Nous avons une longue tradition de cultiver la terre. C’est elle qui nous nourrit. Et le charme dans tout ça c’est que Bassirou si demain est élu président, il sait de quoi souffre les cultivateurs. Etant petit-fils et fils de paysan ayant  lui-même cultivé nous avons espoir que les paysans du Sénégal seront pris en compte dans son programme”, souffle ce paysan habitant de Ndiandiaye.

La communauté joue un rôle crucial dans la campagne sénégalaise. Ici, les gens vivent en étroite proximité les uns avec les autres, partageant les joies et les peines, les triomphes et les défis de la vie quotidienne. Les cérémonies traditionnelles, les fêtes et les rassemblements communautaires sont des occasions de renforcer ces liens et de célébrer la vie. C’est dans cet esprit et cette ferveur que Ndiaganiao vit la veille de l’élection présidentielle.