Combat pour le respect de l’état de droit: Que reste-t-il du contrepouvoir Y’en a marre?
Les réactions suite au report de l’élection présidentielle du 25 février 2024 se poursuivent. Partis politiques, coalitions de partis, membres de la société civile, tous se sont levés pour dénoncer la décision du chef de l’Etat Macky Sall. Sur X (ancienne Twitter), le mouvement Y en a marre s’est simplement limité à parler de « violation flagrante de la Constitution », sans envisager des actes à poser comme naguère, pour le respect des principes démocratiques et de l’état de droit.
Selon eux, « Cette violation flagrante de la Constitution n’est pas différente de la troisième candidature à laquelle le peuple sénégalais s’est farouchement opposé à deux reprises ». En 2012, lorsque le président Abdoulaye Wade a été accusé d’être intentionné par une « dévolution monarchique du pouvoir », le mouvement Y’en a marre avait catalysé toutes les forces vives dans un combat de rue pour faire fléchir le pouvoir d’alors.
II lui demande « d’exercer toutes les missions qui lui sont dévolues par la Constitution et les lois de la République, comme il l’a déclaré le 29 janvier dernier à la suite de la mise en place d’une commission parlementaire chargée d’enquêter sur des faits présumés de corruption impliquant trois de ses membres ».
Y EN A MARRE | COMMUNIQUÉ
Le président Macky Sall a une fois de plus foulé aux pieds la charte fondamentale de notre pays en abrogeant le décret portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2023. Cette violation flagrante de la… pic.twitter.com/Vz5y9e5gGq
— Mouvement Y EN A MARRE (@Yenamarre_NTS) February 3, 2024