Violence électorale: 60 étudiants et leaders communautaires en formation dans la prévention, à Ziguinchor

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Soixante étudiants de l’université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ)  et des leaders communautaires sont formés et sensibilisés en cette période de précampagne électorale. C’est dans le cadre de la prévention de la violence électorale et la consolidation de la paix. 

 

Ces étudiants vont être accompagnés durant tout le process et seront outillés pour prévenir ces violences. Aussi, en cas de conflits, ils seront appelés à être des acteurs pour l’atténuation de la cette violence électorale.
En exergue, « le process qui montre qu’il y a des risques de violences, qu’il y a des risques de conflit » avec pour exemple « ce qui s’est passé récemment avec les universités. Jusqu’à présent, certaines sont restées fermées à cause des violences », a avancé Abdourahmane Sow, le général manager de l’Institut Gorée, initiateur de la Synergie citoyenne pour la prévention de la violence électorale et la consolidation de la paix  Jamm ak Ndaw Ni.
Cet état de fait seul suffit à mettre ces étudiants au-devant des faits afin qu’ils puissent être des acteurs pour prévenir la violence au sein de l’université et au niveau communautaire et local.
Pour Abdourahmane Sow, ces étudiants doivent développer des initiatives à l’université et au sein des communautés locales, afin de sensibiliser les populations et leurs camarades étudiants sur les violences électorales.
Aïssata Ahmedou Bal est la chargée senior de programme pour les systèmes électoraux. Et l’élection présidentielle du 25 février prochain étant extrêmement importante pour le Sénégal et inédite, il est impératif de partager les expériences en matière de prévention de la violence électorale avec les étudiants et les jeunes leaders de communautés. De son point de vue, les étudiants doivent avoir la capacité de savoir comment exprimer leur colère et leur position politique dans la passivité.
De ce fait, les messages de paix doivent passer dans les différents secteurs : culturel, sportif, etc., renseigne-t-elle.
À l’ouverture de cette cession de formation hier, Assane Diédhiou, l’adjoint au maire chargé de la santé et de la citoyenneté, a souhaité une élection apaisée. Il a fait aussi comprendre qu' »une violence n’arrange personne, ni l’opposition ni le pouvoir et à plus forte raison celui qui va diriger le pays à l’issue de la Présidentielle du 25 février prochain ».