Tentative de musellement: Diomaye maintient le bras de fer, la presse resiste
Le Président Faye a évoqué les accusations de détournement de fonds publics, notamment en ce qui concerne les taxes impayées par certains patrons de presse. Il a également réagi aux tentatives de pression exercées par la presse, soulignant qu’aucune tentative de manipulation ne le ferait fléchir. « Personne ne peut me mettre la pression », a-t-il déclaré. Selon lui, les mesures prises ne visent pas spécifiquement la presse, mais sont plutôt des actions nécessaires pour la gestion des finances publiques.
Le Chef de l’État a appelé les patrons de presse à travailler en étroite collaboration avec la tutelle et le ministère des Finances pour améliorer les relations. Il a également insisté sur l’importance d’accorder le bénéfice du doute au gouvernement, soulignant que « toute réforme entraîne des douleurs » et que des sacrifices sont nécessaires pour avancer.
Le Président a rappelé que chaque entreprise de presse doit s’acquitter de ses impôts et assumer ses responsabilités fiscales. « Acceptez les changements et payez ce qui est dû », a-t-il insisté, avant de rappeler que même si certaines conventions avaient été utilisées pour attaquer des adversaires, les obligations fiscales doivent être respectées par tous.
Prémisses de dictature
Cependant, la posture du nouveau régime est perçue comme un prémisse de dictature. En effet, il convient de rappeler que cette presse qui servait de support à l’affaire Adji Sarr est bien identifiée.
Mais le président de la République tout comme son premier ministre semblent manquer de courage pour solder ses comptes. Alors que parmi les organes de presse qui défendaient l’opposant Ousmane Sonko, il y’en aujourd’hui qui sont victimes d’acharnement sur l’autel d’un prétexte d’assainissement et redressement. Mais la presse dans son ensemble n’est pas prête de se laisser faire car, elle fera face…