Tensions politiques et malaise au sommet de l’État: Dr Serigne souhaybou Kébé invite à l’apaisement

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Face aux indicateurs croissants révélant publiquement les signes d’un désaccord entre le Président de la République et le Premier ministre, « il devient du devoir national de s’engager sérieusement dans la réconciliation et de placer l’intérêt supérieur du pays au-dessus de tout intérêt personnel ou partisan étroit ». C’est la position tranchée du Dr Serigne Souhaybou Kébé de Touba.

 

 

C’était plus urgent pour lui, que « le pays traverse une période délicate, caractérisée par des défis économiques majeurs, dans un contexte où les accusations mutuelles entre majorité et opposition concernant la soi-disant crise de la dette et les rapports financiers cachés ont créé un climat général d’inquiétude et de tension, accompagné d’une baisse notable de la confiance des partenaires et créanciers internationaux ».

Ue situation qui a entraîné une dégradation de la note de crédit souverain du Sénégal, avec des répercussions directes sur le déficit budgétaire et le ralentissement de l’activité économique.

Parallèlement à cette crise financière, « le pays connaît une aggravation des conditions de vie, affectant le quotidien des citoyens à travers la hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation du chômage, particulièrement dans les jeunes entreprises et les secteurs du bâtiment et des services, renforçant ainsi le sentiment général de malaise et d’incertitude quant à l’avenir », a rappelé Dr Serigne Souhaybou Kébé.

Pendant ce temps, la région environnante, en particulier le situation sécuritaire au Mali et dans les pays du Sahel, connaît également des tensions croissantes, annonciatrices de répercussions graves sur la stabilité nationale et la sécurité régionale. Dans un tel contexte sensible, « le désaccord politique apparaît comme un luxe que le pays ne peut se permettre. La nation a besoin de cohésion interne et d’unité dans la prise de décision, et non de conflits qui complexifient davantage le paysage. Le pays ne peut supporter des divisions politiques ou des luttes de pouvoir qui affaibliraient ses institutions et disperseraient ses efforts de développement ».

Selon lui, « la responsabilité historique impose à toutes les parties de faire preuve de sagesse, de recourir à l’esprit du dialogue et de donner l’exemple d’un leadership éclairé qui place le citoyen au-dessus de tout ».

Ajoutant que « l’intérêt général aujourd’hui, c’est le consensus national, et non la discorde ; c’est la stabilité politique, et non la polarisation, car la construction de l’État et la protection de la nation ne peuvent se réaliser que par la coopération et l’unité, et aucun projet de développement ou de réforme ne peut réussir dans un climat de division et de conflit ».

Avant que la situation ne s’aggrave et atteigne un point difficilement réversible, le devoir national et moral impose aux sages, aux leaders d’opinion de la société civile, aux chefs religieux et aux notables sociaux de prendre leurs responsabilités historiques. « Forts de leur position spirituelle et sociale, et de la confiance dont ils jouissent auprès des populations, ils sont appelés à lancer des initiatives positives visant à apaiser les tensions, rassembler les voix et privilégier l’intérêt supérieur de la nation » préconise-t-il.

La réconciliation dans ce contexte sensible n’est pas seulement un choix politique, mais un devoir religieux et moral, dicté par les valeurs islamiques qui appellent à l’unité et au rejet de la division, et à la paix sociale, condition essentielle pour atteindre le développement et la stabilité. En référence à une recommandation divine, Dr Serigne Souhaybou Kébé fera un rappel. Comme Dieu l’a dit :

« Et ne vous disputez pas, de peur que vous ne perdiez courage et que votre force s’évanouisse. Et cramponnez-vous tous ensemble au câble de Dieu et ne soyez pas divisés. Les croyants ne sont que des frères : réconciliez donc vos frères et craignez Dieu, afin que vous soyez miséricordieux ».