Tension et conflit au Soudan : L’Ambassadeur Ousmane Hussein Al Amine Ahmed accuse les Emirats

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En conférence ce mercredi, dans les locaux de l’Ambassade du Soudan à Dakar, le représentant diplomatique, Son Excellence
Ousmane Hussein Al Amine Ahmed a interpellé la communauté internationale sur la situation qui prévaut dans son pays. Selon lui, le droit international et la légalité doivent prévaloir afin que le traitement réservé à l’Etat Islamique soit de mise pour le cas de la milice de soutien rapide.

 

 

Tout est parti lorsque les Emirats Arabes Unis ont accusé l’armée soudanaise d’avoir bombardé leur résidence à Khartoum. Des accusations balayées d’un revers de main par Son Excellence
Ousmane Hussein Al Amine Ahmed qui révèle que « nous disposons d’assez de preuves comme des photos montrant que l’ambassade en question n’a pas été touchée ».  En effet, dit-il « depuis la reprise des hostilités le 15 avril dernier, le siège et la résidence de l’Ambassadeur  à Khartoum ont  été plutôt ciblés par les éléments de la milice de soutien rapide ».

 

D’autres preuves ont toujours selon lui, montré que « 400 avions ont pris le vol depuis Abu Dhabi jusqu’au Tchad en passant par l’aéroport d’Anthébé ». Mieux, des militaires ont été arrêtés à Khartoum avec leurs passeports.  Des rebelles qui mènent une guerre contre l’Etat Islamique, c’est ce qui se passe au Soudan et malgré la médiation entreprise par la sommité religieuse sénégalaise Cheikh Mahi Niasse pour réconcilier les parties en conflit, les armes continuent de crépiter au su et vu de la communauté internationale sans qu’une action ne soit menée en vue de trouver définitivement une solution à ce conflit qui perdure au Soudan.

 

De façon comparative, l’Ambassadeur est d’ailleurs revenu sur les raisons qui ont poussé Abdoulaye Bathily à quitter la Lybie où il était en mission pour la paix. Il faut souligner que « comme ce qui s’est passé au pays de Mouammar Khadafi devenu deux états que sont Benghazi et Tripoli, les Emirats Arabes veulent aussi redessiner la carte du Soudan avec des régions divisées ».

 

Même si la communauté internationale, la Ligue Islamique et les pays du Golfe continuent d’afficher le silence et une indifférence totale par rapport au conflit qui mine le Soudan, par contre des états comme l’Algérie, le Qatar, le Koweït, l’Arabie Saoudite ont manifesté leur solidarité. A côté de ces soutiens, « un pays comme la Turquie s’investit également dans la recherche de solution de sortie de crise en même temps que le Tchad qui partage tout avec le Soudan à cause de l’intégration des deux peuples » s’est-il félicité.

 

A l’heure du bilan, Son Excellence Ousmane Hussein Al Amine Ahmed considère que les pertes sont énormes avec un décompte de 12 millions de personnes déplacées, ce qui a nécessité l’intervention de l’aide alimentaire mondiale, et 3 à 5 millions de réfugiés dans les pays frontaliers du Soudan, tandis d’autres soudanais sont accueillis au Tchad et au Sénégal. Des dégâts matériels aussi font partie du lot des conséquences fâcheuses de cette guerre, des sans abris qui ont perdu leurs maisons ainsi que le sacré coup subi par les activités économiques.