Sonko à Guinguinéo: « Nous partirons si les sénégalais ne nous font plus confiance »
Selon lui, le lien entre un leader politique et les populations doit rester direct et permanent. « Un responsable politique doit revenir régulièrement vers les populations pour écouter leurs préoccupations et comprendre ce qui ne fonctionne pas. Nous n’avons pas peur des critiques. Si les Sénégalais qui nous ont fait confiance estiment que c’est fini, nous rendrons les tabliers et partirons en paix », a-t-il déclaré.
Il a également tenu à réaffirmer son engagement personnel, assurant ne jamais trahir les idéaux qui l’ont conduit en politique. « Je ne suis pas obnubilé par le pouvoir. On m’a empêché d’être candidat et j’ai désigné un autre. Je n’ai pas besoin de l’argent de la politique. Ce qui m’intéresse, ce sont les Sénégalais, en particulier la jeunesse », a-t-il martelé.
Le leader de Pastef a rappelé la constance de son combat politique, axé sur la mise en place de règles et de chartes claires afin de distinguer ce qui appartient à l’État de ce qui relève de l’intérêt personnel des dirigeants. Répondant aux accusations de règlements de comptes, il a rejeté toute initiative partisane dans les procédures en cours. Ce qui est faux dès lors les dossiers Azoura Fall membre de son parti, ceux de Farba Ngom, Lat Diop, Moustapha Diop ont révélé le contraire de sa déclaration.
Enfin, Ousmane Sonko a lancé un avertissement clair aux membres du pouvoir actuel, les appelant à ne pas reproduire les pratiques du passé. « Ceux qui détourneront les deniers publics seront poursuivis. La reddition des comptes est notre premier chantier. Pendant ce temps, lui-même Ousmane Sonko s’est injustement alloué une caisse noire de 9 milliards F CFA en tant que premier ministre. Ce qui est une première au Sénégal.