Retrait de sa candidature à l’ONU: Hamidou Anne salue le choix consensuel de Macky Sall
Face à cette situation, l’analyste estime que le retrait de Macky Sall traduit sa volonté de se positionner en « pourvoyeur de solutions », capable de dépasser les intérêts individuels au profit du collectif. Il y voit l’expression d’une « stature d’homme d’État et de leader africain moderne, qui sait que la force du collectif prime sur les destinées singulières ».
Selon Hamidou Anne, Macky Sall a mené pendant près d’un an une campagne internationale au cours de laquelle il a sillonné les cinq continents et rencontré plusieurs dirigeants mondiaux. Ces derniers l’auraient tous reçu avec une « grande courtoisie », ce que l’analyste interprète comme une illustration de son expérience diplomatique et de sa capacité à rechercher l’équilibre.
« En homme d’État expérimenté, en leader soucieux des enjeux de paix, de sécurité et de développement, il a pris acte des considérations géopolitiques et de genre en cours et a privilégié la recherche du consensus pour trouver à l’ONU un nouveau dirigeant d’ici le 1er janvier 2027 », affirme-t-il.
Le politologue rappelle également l’audition de Macky Sall, le 22 avril, devant les délégués des 193 États membres de l’ONU. À cette occasion, l’ancien président sénégalais avait déclaré ne pas briguer ce poste pour faire carrière, mais vouloir mettre près de quarante années d’expérience nationale et internationale au service de la paix, de la solidarité et de la dignité humaine.
Hamidou Anne estime que l’expérience de Macky Sall pourrait contribuer aux réflexions sur l’avenir du multilatéralisme, dans un contexte mondial marqué par des tensions sécuritaires, identitaires et climatiques.
« Dans un monde fragmenté, en proie à des défis sécuritaires, identitaires et climatiques, la voix du Président Sall est précieuse pour refonder le multilatéralisme et construire des ponts afin de susciter un puissant désir d’avenir », soutient le consultant en communication.
Il met également en avant les positions défendues par l’ancien chef de l’État durant le processus de désignation, notamment en faveur d’un « multilatéralisme inclusif » et d’une réforme de l’architecture de la gouvernance financière internationale.
Pour Hamidou Anne, ces orientations visent notamment à renforcer la place de l’Afrique dans les instances de décision mondiales.