Rapport budgétaire 2è trimestre: Pape Malick Ndour dénonce des manquements graves

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Une méthodologie et transparence peu convaincantes 

L’économiste a notamment dénoncé une « méthodologie de rédaction volontairement appauvrie », regrettant la suppression d’informations essentielles comme les moins-values ou plus-values de recettes. Il a également critiqué le manque de transparence concernant la ventilation des dépenses par institution, empêchant selon lui, de savoir « ce que consomment réellement les plus hautes institutions de la République ». Des critiques qui font écho à d’autres rapports d’exécution budgétaire pointant des manquements similaires.

Partenaires financiers désengagés et inquiétude sur la masse salariale

Pape Malick Ndour a également alerté sur le désengagement des partenaires financiers, soulignant l’absence de mobilisation de fonds d’appui budgétaire et la faiblesse des dons en capital. Il a par ailleurs mis en garde contre l’explosion de la masse salariale, en hausse de 22,9 milliards par rapport à l’année précédente, la qualifiant de  « déséquilibre chronique » pour les finances publiques. Une situation qui rejoint les constats de certains experts sur l’urgence d’un redressement budgétaire.

Blocage de l’investissement public 

Enfin, l’ancien ministre a déploré le faible niveau d’investissement public, privilégiant selon lui, les  « dépenses de prestige et de confort du pouvoir ». Il a imputé ce blocage à la centralisation des validations à la Primature. Pour Pape Malick Ndour, ce rapport reflète « l’échec d’une gouvernance incapable de rassurer ses partenaires, d’investir pour l’avenir et de dire la vérité à son peuple ».