Port de bracelets électroniques: Le syndicat des Impôts et Domaines « exempte » ses agents et menace
Dans un communiqué, le Bureau Exécutif National du SAID a exprimé son indignation, soulignant que ces sanctions portent gravement atteinte à la dignité et au moral des agents. Le SAID qualifie ces agents de fonctionnaires investis d’une mission d’intérêt public, méritant respect et présomption de bonne foi. Le port du bracelet électronique est perçu comme une mesure infamante, affectant leur intégrité personnelle et l’image de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID).
Le SAID n’exclut pas des mesures syndicales d’ampleur si la situation ne s’améliore pas. Il appelle les autorités judiciaires à reconsidérer leur position, affirmant que la sanction ne peut précéder la preuve, surtout quand les faits reprochés sont liés à l’exercice des responsabilités des agents. « Pour le SAID, il s’agit non seulement d’une humiliation pour les agents concernés, mais également d’un signal inquiétant quant à la reconnaissance du travail accompli par ceux qui, selon le syndicat, n’ont fait qu’appliquer la loi dans le cadre de leurs missions fiscales. » Cette situation relance le débat sur la protection juridique des fonctionnaires dans l’exercice de missions sensibles.
La tension est palpable et les prochaines semaines seront décisives pour l’équilibre entre le devoir de rendre des comptes et la nécessité de préserver le service public d’une défiance généralisée. Nous suivrons de près l’évolution de cette situation et ses implications pour le secteur public sénégalais. Pour rappel, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a déjà rappelé à l’ordre les opérateurs de téléphonie concernant le respect des exigences légales en matière d’identification des abonnés, soulignant l’importance de la traçabilité et de la sécurité des données.