Loi de finances rectificative: Les justifications du ministre Cheikh Diba
À ces facteurs externes, dit-il, est venu s’ajouter le rapport d’audit de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques qui a révélé l’ampleur des dysfonctionnements dans la gestion de nos finances publiques.
L’autorité de déclarer que face à cet état de fait, l’État a imprimé une stratégie de redressement budgétaire, qui s’efforce de restaurer la crédibilité de nos finances publiques, à adapter les ressources de l’État aux réalités, tout en préservant les objectifs de développement économique et social du Sénégal.
«Le projet de LFR vise la restauration de la transparence et la sincérité budgétaires par la mise en œuvre des recommandations de la Cour des Comptes, avec l’amélioration des dispositifs et mécanismes de reddition des comptes, grâce au renforcement du système de comptabilité publique, le renforcement des mécanismes de contrôle interne et externe des finances publiques et le strict respect de l’obligation de recourir à l’autorisation parlementaire pour tout recours à un emprunt et la publication régulière des données sur la dette et sur l’exécution des dépenses du budget », a indiqué le ministre du Budget Cheikh Diba.
La prise en charge, dès cette LFR, des intérêts sur la dette bancaire, contractée hors circuit budgétaire, pour un montant de 125 milliards FCFA fait aussi partie des objectifs de cette présente loi.