l’Assemblée en Session ordinaire: Diomaye exige en priorité l’examen de la Loi de finances rectificative
Le leader du parti Pastef (majorité parlementaire), qui dit être en « désaccord profond » avec le chef d’Etat Diomaye Faye sur la marche du pays, a dans la foulée convoquée la conférence des présidents pour arrêter le calendrier de travail de cette session ordinaire.
Une bataille parlementaire
La Loi de finances rectificative 2026 a officiellement été déposée au Secrétariat général de l’Assemblée nationale le 18 septembre 2026. Pour l’heure, le groupe parlementaire Pastef (130/165 députés) n’envisage pas un rejet total du texte, mais émet de très fortes réserves et pourrait mener un combat d’amendements au cas par cas.
Pour rappel, Ousmane Sonko, ancien Premier ministre (2024 – 2026) a publiquement exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences de l’accord conclu par le gouvernement avec le Fonds monétaire international le 1er septembre 2026 pour un programme global de 2,2 milliards de dollars (environ 1 245 milliards de FCFA) étalé sur 36 mois.
Si le déblocage de cette somme est en partie liée à l’approbation du Conseil d’administration du FMI et au vote de la LFR, le parti de Sonko dénonce « l’opacité entourant la restructuration de la dette sénégalaise » et redoute l’impact des mesures d’austérité sur le pouvoir d’achat des ménages. L’Etat, quant à lui, se défend de toute restructuration et parle plutôt de « Plan de traitement de la dette ».