Fiscalisation des influenceurs: « Il faut d’abord aider les acteurs à monétiser » Mame Balla Mbow répond à Sonko
« Le revenu s’impose à tout citoyen, que tu sois créateur de contenu, mécanicien ou maçon. C’est ce qui permet à l’État de fonctionner et de réaliser ses projets », a-t-il affirmé dans une prise de parole franche et posée.
Cependant, Mame Balla Mbow attire l’attention sur une réalité souvent ignorée : beaucoup de créateurs de contenu n’ont pas encore accès à une véritable monétisation de leurs activités, notamment sur des plateformes comme TikTok, Instagram ou Facebook.
« Oui, à ce que je sache, les créateurs de contenu paient déjà des impôts sur leurs revenus. Peut-être que l’État envisage d’augmenter les taux. Mais avant cela, il y a un travail fondamental à faire : les accompagner pour qu’ils puissent vraiment monétiser leurs plateformes ».
L’humoriste pointe du doigt un système déséquilibré où des créateurs accumulent des millions de vues sans pour autant être rémunérés à la hauteur de leur visibilité :
« Tu vois des jeunes très talentueux, avec des milliers, voire des millions d’abonnés, qui peinent pourtant à joindre les deux bouts. TikTok, Instagram, Facebook doivent mettre en place des mécanismes clairs de rémunération, notamment à partir d’un certain nombre de vues ».
En résumé, Mame Balla Mbow ne rejette pas le principe de la fiscalisation, mais appelle à une réforme plus globale, équilibrée et juste, qui inclut un véritable soutien aux créateurs sénégalais dans leur structuration et leur accès aux revenus numériques.