DPG de Sonko: « Les députes de BBY savent qu’ils ont perdu le contrôle du pouvoir » Samba Dang
Interrogé par PressAfrik, le député Samba Dang a abordé le débat portant sur la déclaration de politique générale (DPG). Membre du groupe parlementaire de la Coalition Yewwi Askan Wi, le parlementaire a rappelé que le 12 septembre 2022 (jour de l’installation de la 14e législature), les gendarmes se sont introduits dans l’hémicycle.
« À l’époque, les députés avaient dénoncé les anomalies du règlement intérieur. Il rappelle qu’il y avait des ministres qui avaient siégé et participé à l’élection présidentielle. Il devait choisir dans les 8 jours suivants leurs élections », a dit le député de Yewwi.
« L’élection était terminée depuis le 31 juillet et au moment de l’installation, certains ministres n’étaient pas démissionnaires. Doudou Wade avait tiré la sonnette d’alarme sur l’état défectueux du règlement intérieur. Il révèle en outre qu’il y a beaucoup de chapitres qui sont extirpés du règlement intérieur et qui devaient être réintroduits dans la loi organique portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale », a-t-il précisé. Rappelant que les « députés étaient en conclave entre les différentes représentations des groupes parlementaires pour corriger les manquements ».
Selon lui, « cette acceptation de la majorité parlementaire est un aveu de la pratique malsaine de l’ancien régime ». Samba Dang estime qu’ « ils n’ont plus les manettes du pouvoir, c’est pourquoi, ils ont accepté, car ils savent que leurs pratiques ne peuvent plus prospérer ».
Il fera remarquer d’ailleurs que « Guy Marius Sagna avait fait la même alerte à Amadou Bâ sur l’absence du Premier ministre dans le règlement lors de la tenue de sa déclaration de politique générale et qu’il n’a fait que s’inscrire dans la continuité ». Selon lui, « c’est la raison pour laquelle, le chef de l’Etat a enclenché des concertations et des consultations en vue de résoudre le problème ».
« Le débat d’orientation budgétaire est une directive de l’UEMOA qui doit se tenir au plus tard dans la dernière semaine du mois de juin », a rappelé le responsable de Pastef à Mbirkilane (Kaffrine).
Lequel soutient que le « débat d’orientation budgétaire doit se tenir en vue de mesurer la sincérité du budget. Mais pour apporter la réplique au post du Premier ministre, les députés de la majorité parlementaire ont préféré bloquer le débat d’orientation budgétaire, qui est régi par la loi organique et la directive communautaire ».