Détenus politiques et loi d’amnistie: Yassine Fall face à ses nouvelles responsabilités
Yassine Fall a changé de département ministériel suite au réaménagement du gouvernement opéré ce samedi 6 septembre. Mais, elle fait face à ses responsabilités après avoir défendu les « victimes » de l’ancien régime.
Après avoir été l’ombre d’elle-même au ministère des affaires étrangères pendant 18 mois, voilà Yassine Fall bombardée cheffe du département ministériel de la justice en remplacement du magistrat émérite Ousmane Diagne.
Mais, pour une justice équitable dans le traitement des dossiers des « détenus politiques », ainsi que les violences et crimes à élucider, elle bute sur une loi d’amnistie qu’il faudra abroger.
Pour le commun des sénégalais, « personne ne saurait accepter une justice à géométrie variable dans ces dossiers ». Pour rappel, le Conseil constitutionnel avait déjà rejeté l’interprétation de la loi d’amnistie déposée par le Pastef.
Comme quoi: l’amnistie doit rester une loi profitable à tous ou défavorable à tous.
En attendant sa passation de service, Yassine Fall doit comprendre que la position des magistrats sénégalais à ce propos, ne va jamais varier. N’en déplaise à Ousmane Sonko qui, sournoisement avait d’ailleurs déclaré que « le Pastef ne veut pas de cette loi d’amnistie quoique bénéficiaire privilégié ». Ce qui fait que Yassine Fall devrait avoir les coudées franches pour situer les responsabilités tant du côté de l’APR que du Pastef.