Même absent du groupe des Lions pour cette demi-finale de la CAN 2025, Abdou Diallo, champion d’Afrique avec le Sénégal en 2022, suit de près les préparatifs de son équipe. Dans une interview accordée à la TFM, le défenseur sénégalais est revenu sur le choc contre l’Égypte, prévu ce mercredi 14 janvier à 17 heures au Grand Stade de Tanger, pour une place en finale.
Sénégal entre dans cette demi-finale comme un des favoris, en particulier grâce aux 11 buts marqués en 5 matchs. À votre avis, est-ce que ce statut est un avantage ou un piège à ce stade de la compétition ?
Oui, le Sénégal est un des favoris, mais il l’a été depuis le début de cette saison. Donc je ne pense pas qu’on devrait se cacher ou avoir peur de ce statut. Nous avons travaillé dur pour l’obtenir. Même si le but n’est pas infini, il montre que nous travaillons dur et qu’il faut assumer ce statut une fois qu’on l’a. Je l’accepte positivement, surtout avec des joueurs expérimentés comme Sadio Mané, Idrissa Gueye, et Kalidou Koulibaly.
Quels joueurs clés seront essentiels contre l’Égypte ?
Nous avons des joueurs clés qui tiennent le fort et qui sont là pour le travail. Nous avons Koulibaly, qui malgré sa suspension est revenu et a montré qu’il peut être un leader. Sadio Mané, évidemment, le leader de l’attaque, qui est très important. Edward Mendy, notre gardien, a été excellent contre le Mali. Je lui avais dit avant le match que sans lui, nous aurions eu du mal à passer, et il a réalisé de très bons arrêts qui nous ont permis de garder le score de 1-0.
L’Égypte est très centrée sur Mohamed Salah dans les grands matchs. Comment le Sénégal devrait-il gérer cette menace sans perdre son équilibre collectif ?
C’est normal que l’Égypte s’appuie sur Salah, c’est un joueur de classe mondiale, exceptionnel. Mais ils ont beaucoup d’autres joueurs de qualité, comme Omar Marmouch. Nous n’avons pas besoin de plan spécial contre Salah. Nous avons des joueurs talentueux, capables de grandes compétitions. L’important sera de ne pas tomber dans leurs pièges et d’attaquer en premier. Si nous sommes plus efficaces et plus intelligents qu’eux, nous n’aurons pas besoin de réagir.
Dans une demi-finale de la CAN, est-ce que la forme actuelle suffit, ou c’est le contrôle émotionnel qui décide le résultat, surtout contre une équipe expérimentée comme l’Égypte ?
La forme actuelle signifie tout et rien, car chaque match est différent. La dynamique de groupe sera importante, mais avant tout, il faut un désir individuel pour que chacun contribue au maximum, et un désir collectif pour faire avancer l’équipe ensemble. Quand tout le monde est aligné, tout va bien. Donc je ne compte pas seulement sur la forme actuelle, mais sur le désir et la motivation des joueurs. Je connais mes gars et j’ai confiance à 100% qu’ils veulent le faire pour tous les Sénégalais.