Cyber attaque à la DAF: Peut-on se permettre des suspicions électoralistes ?

0 68

Au Sénégal, la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) a fait l’objet d’une cyberattaque depuis au moins cinq jours. Une situation qui a provoqué la suspension provisoire de la production de documents dans la structure, afin d’éviter « toute compromission ».

 

 

Les pirates, se réclamant de « The Green blood group » (le Group sanguin vert), disent détenir 139 Tb de données de la DAF, selon les révélations du quotidien Libération.

Cette cyberattaque intervient dans un contexte de bras de fer entre l’Etat sénégalais et la société malaisienne Iris Corporation, adjudicataire du marché des cartes d’identité numérisés, qui réclame des factures impayées.

En moins d’un an, c’est au moins la deuxième attaque qui vise les services du gouvernement, après celle de la Direction générale des impôts et domaines (DGID).

Mais pour les esprits critiques, il faut aller plus loin dans la recherche du mobile de cette cyber attaque. En effet, 2026 est une année charnière au Sénégal où profilent à l’horizon, les joutes électorales locales de 2027 et la présidentielle de 2029.

La classe politique particulièrement l’opposition est à pied d’œuvre pour la révision des listes électorales alors que le parti au pouvoir Pastef a lancé une « campagne » visant à enrôler un (1) million de nouveaux militants.

Tout celà se passe dans un contexte où Ousmane Sonko auto-proclamé « successeur » du président Diomaye est frappé d’une inéligibilité parce qu’il est définitivement condamné pour diffamation contre l’ancien ministre Mame Mbaye Niang.