Crise économique, licenciements et cherté de la vie: Quand la gouvernance Diomaye-Sonko conserve une majorité relative de soutien

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Il est difficile de déterminer avec précision si le président Bassirou Diomaye Faye conserve toujours exactement ses 54,28 % de soutien électoral un an après son élection, car cela dépend de l’évolution de l’opinion publique, qui n’est pas mesurée en temps réel par des données officielles à ce jour, le 4 avril 2025. Cependant, on peut analyser la situation en se basant sur le contexte de sa gouvernance et les sentiments exprimés récemment.

 

 

Élu le 24 mars 2024 avec 54,28 % des voix, Faye a pris ses fonctions dans un climat d’espoir, porté par des promesses de rupture, de souveraineté économique et de justice sociale. Une année plus tard, le Sénégal fait face à une crise économique persistante, marquée par des licenciements, une hausse des prix des denrées alimentaires et un déficit budgétaire révélé bien plus élevé que prévu (supérieur à 10 % du PIB en 2023 selon un audit). Ces défis ont mis son administration à l’épreuve, et les attentes élevées de la population, notamment des jeunes, pourraient avoir été ébranlées.
D’un côté, Faye a pris des mesures notables : des audits dans les secteurs de l’énergie et des mines, des efforts pour stabiliser les prix alimentaires et le lancement d’un plan de développement sur 25 ans visant une croissance de 6,5 % par an. Ces initiatives montrent une volonté de tenir ses engagements, ce qui pourrait maintenir une base solide de soutien parmi ceux qui croient en sa vision à long terme. De plus, sa victoire écrasante au parlement en novembre 2024, avec une majorité absolue pour son parti Pastef, suggère qu’il conservait alors une popularité significative, du moins jusqu’à fin 2024.
D’un autre côté, des critiques émergent. Certains Sénégalais, notamment dans les zones urbaines et rurales touchées par le chômage et l’inflation, expriment une impatience face à la lenteur des résultats concrets. Les promesses ambitieuses de campagne, comme la création d’emplois et la baisse des coûts de la vie, se heurtent à une réalité économique complexe, aggravée par des négociations difficiles avec le FMI et une dette publique avoisinant 100 % du PIB. Cette frustration pourrait avoir érodé une partie de son capital politique initial.
En l’absence de sondages récents fiables au 4 avril 2025, il est probable que son soutien ait fluctué. Il pourrait rester élevé parmi ses partisans convaincus par sa méthode et sa transparence (comme les audits), mais avoir diminué chez ceux qui attendaient des améliorations immédiates. Historiquement, les présidents fraîchement élus bénéficient d’une période de grâce, mais une crise économique prolongée tend à réduire cette popularité au fil du temps. Ainsi, sans données précises, on peut estimer que Faye conserve une majorité relative de soutien, mais pas nécessairement les 54,28 % exacts, face aux défis actuels.