Contrat Kosmos-PETROSEN: Le ministre Abdourahmane Diouf demande un audit

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Le ministre du Pétrole et de l’Énergie, Abdourahmane Diouf, a contesté les conditions de la renonciation conclue entre Kosmos Énergie et PETROSEN. Il estime que l’État du Sénégal aurait pu attendre l’échéance du contrat pour faire valoir ses droits.

 

Invité de l’émission Sen Show sur la Sen TV, il a rappelé que le troisième contrat d’exploration de Kosmos devait s’achever le 31 juillet 2026. Or, l’entreprise et PETROSEN ont signé un accord de renonciation conjointe le 22 avril 2026.

Abdourahmane Diouf s’interroge sur cette décision prise treize semaines avant la fin prévue du contrat. Il affirme que le Sénégal ne devait rien à Kosmos et que la société devait, au contraire, environ 30 milliards F CFA à l’État du Sénégal.

Selon le ministre, le caractère conjoint de l’accord doit être examiné, puisque Kosmos n’aurait rien abandonné dans cette opération. Il estime que la signature du document, sans pénalité ni compensation, pouvait empêcher l’État de récupérer cette somme.

L’enjeu dépasse cette créance présumée. Le dossier Yakaar-Teranga a déjà été associé à la perte de 5 à 7 milliards de dollars d’investissements initialement prévus par Kosmos et BP. Les 144 millions de dollars engagés dans les forages réalisés en 2016 et 2017 sont également considérés comme perdus, tandis que la production, d’abord visée pour 2027, a été repoussée à 2030-2032. Dans ce contexte, toute renonciation aux droits de l’État peut avoir des conséquences financières et industrielles bien au-delà de la seule échéance contractuelle.

Le ministre a aussi demandé qu’un audit du DG de PETROSEN soit réalisé. Il considère que le dossier dépasse désormais les responsables qui l’ont directement géré et rappelle que l’ancien Premier ministre avait qualifié cette signature de « victoire historique pour le Sénégal » deux jours après sa conclusion.

Abdourahmane Diouf a enfin indiqué que la durée cumulée des différents contrats de Kosmos s’élevait à cinq ans.