Commissions d’enquête parlementaire: « Ce n’est ni l’IGE, ni la Cour des Comptes » Aly Ngouille Ndiaye
L’ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye estime que les personnes convoquées par les commissions d’enquête parlementaire peuvent se présenter et apporter des informations. Mais il critique certaines interventions des députés, estimant que les auditions ne doivent pas prendre le ton d’un travail de police ou de gendarmerie.
Dans ses propos tenus au micro de Senegal7, sur les commissions d’enquête, Aly Ngouille Ndiaye souligne un contraste : il a apprécié certaines questions, mais pas d’autres. Il rappelle aussi que le président de l’Assemblée nationale avait auparavant déclaré ne pas vouloir répondre à une commission d’enquête. Il cite également Birame Souleye Diop et Guy Marius Sagna, qu’il présente comme ayant exprimé une position similaire dans le passé.
En juillet 2025, le Conseil constitutionnel a censuré une disposition du règlement intérieur qui prévoyait de contraindre les personnes convoquées à comparaître. Cette décision concerne la possibilité d’imposer leur présence, tandis qu’Aly Ngouille Ndiaye défend, lui, le principe de leur participation aux auditions.
L’ancien ministre a salué l’audition d’Abdou Karim Fofana, estimant que ses réponses étaient pertinentes. Sur les villas attribuées à Serigne Bassirou Guèye, il considère que l’ancien procureur y a droit, au même titre que d’autres magistrats et que des agents des Impôts et du Cadastre bénéficient de terrains.
Au sujet des élections, Aly Ngouille Ndiaye ne croit pas à un couplage des législatives et des locales et estime que cela ne servirait pas les intérêts du gouvernement actuel. « Si c’était moi, j’aurais dissous l’Assemblée nationale », dit-il, en précisant qu’il aurait attendu au-delà du 2 décembre, date à partir de laquelle la Constitution permet la dissolution. Pour les alliances, il affirme que le PSD Njariñ n’exclut ni de se présenter seul, ni de s’allier au régime ou à d’autres formations. Le parti a lancé une plateforme d’adhésion.