Candidature de Sonko: Pastef dans le « forcing », des remous politiques en perspective

0 106
Après quelques années d’accalmie notée dans le Landerneau politique, l’inéligibilité de Sonko laisse apparaître des prémisses de troubles. Condamné définitivement pour diffamation après le rabat d’arrêt, des députés Pastef manœuvrent pour la modification de la loi portant Code électoral. Ce qui peut replonger le Sénégal dans des tensions.

 

 

Les députés Pastef passent à l’acte. Selon Libération, alors qu’une requête en révision est actuellement « pendante devant la Cour suprême » concernant le procès en diffamation opposant leur leader Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang, le groupe parlementaire de la majorité a transmis une proposition de loi visant à modifier le Code électoral.

Le document, adressé au président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, par le président du groupe parlementaire, Mohamed Ayib Salim Daffé, porte sur la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021 (portant Code électoral), déjà modifiée par le passé.

Datée du 2 février, cette initiative est portée par un collectif de députés, dont Ismaïla Wone, Abass Fall, Fatou Ba, Saliou Ndione et Mohamed Ayib Salim Daffé lui-même. Elle vise, selon ses promoteurs, à « lever tous les écueils qui pourraient barrer une candidature d’Ousmane Sonko ».

À l’instar de la loi sur le quart bloquant porté par l’ancien Chef de l’État Abdoulaye Wade à la veille de la présidentielle de 2012, cette initiative parlementaire n’a aucune chance de prospérer, encore moins offrir une quelconque éligibilité à Ousmane Sonko.

Même si la majorité parvient à faire modifier le Code électoral, il n’en demeure pas moins que c’est le Conseil constitutionnel qui valide les candidatures.

Encore que l’opposition politique et l’écrasante majorité des sénégalais vont se lever pour dire non à l’arbitraire.