Alioune Badara Diouck – AFP: « Sonko n’a pas le droit de donner des orientations à la justice »

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Sur les ondes de la Rfm, le porte-parole de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) s’est montré tranchant sur le comportement du premier ministre. Comme la majorité des sénégalais, il a récusé cette posture d’Ousmane Sonko qui, parfois, frise une intention de dictature.

 

Alioune Badara Diouck rappelle qu’au « Sénégal, au-delà des lois, régies par la constitution, il y’a des règles à respecter ». Selon lui, les hommes d’État comme Abdou Diouf, Habib Thiam, Moustapha Niasse, Idrissa Seck ont marqué majestueusement leur temps. Ces derniers auraient eu des postures exemplaires sans jamais entraver le bon fonctionnement de la justice.

« Pour un dossier pendant devant la justice, Abdou  Diouf n’en a jamais parlé » a-t-il dit comme pour rappeler à l’actuel premier ministre ses limites à ne pas franchir. Faire pression sur la justice n’est pas normal dans un pays dit de droit. « Mais les magistrats sénégalais sont libres et indépendants. C’est de grands hommes du droit qui savent prendre les bonnes décisions en temps opportun » s’est félicité Alioune Badara Diouck.

À l’inverse, ce qui se passe au Sénégal depuis la dernière alternance survenue le 24 mars 2024, ressemble plutôt à une obsession dans le traitement de contentieux politiques.

« Ousmane Sonko n’a pas le droit de juger les justiciables à la place du tribunal ». En effet, son dernier passage à l’Assemblée nationale le lundi 14 avril dernier avec ses menaces proférées à l’endroit de journalistes, chroniqueurs et d’adversaires continue d’être sévèrement condamné dans l’espace politique.

Même si l’alternance générationnelle dans la gestion du pouvoir est devenue une réalité au Sénégal, il n’en demeure pas moins que ces jeunes gouvernants doivent être surveillés et encadrés.

La vitalité démocratique et les libertés individuelles et collectives sont selon lui, des acquis à sauvegarder et sont non négociables.

Convoquant le passé, le porte parole de l’ AFP a regretté les pertes en vies humaines enregistrées durant les magistères de Wade et Macky Sall. C’est pourquoi il estime que « dans ce contexte, on ne doit même plus brûler un pneu pour l’organisation d’une marche ».