Affaire Ndiaga Diouf: Convoqué à comparaître, Barth ne sera pas à la Cour suprême le 22 décembre

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Le maire de la ville de Dakar, Barthelemy Dias, a déclaré fermement ce vendredi lors d’une rencontre avec la presse qu’il ne se présenterait pas devant la Cour suprême le 22 décembre pour le procès lié à l’affaire Ndiaga Diouf, soulignant sa détermination à maintenir ses fonctions malgré les risques de condamnation.

 

Cette déclaration intervient dans un contexte judiciaire et politique tendu, marqué par la récente condamnation de Dias en appel à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour coup mortel.

« Personne ne m’a amené à la Cour suprême », a affirmé Dias, insistant sur le fait qu’il a été la victime dans cette affaire. Il a critiqué le régime actuel, l’accusant d’avoir négligé ce dossier pendant plus de 12 ans. S’exprimant sur le jugement de la Cour d’appel, Dias a jugé la somme demandée en compensation comme une insulte à l’intelligence des Sénégalais, qualifiant la somme de disproportionnée par rapport aux 15 000 francs supposément payés au nervis Ndiaga Diouf.

M. Dias a annoncé qu’il n’assistera pas à la session de la Cour suprême prévue le 22 décembre : « Je ne compte pas aller à la Cour suprême. La Cour ne fera qu’examiner ce qui est dit à la Cour d’appel. J’invite tous les militants à rester chez eux car, je vais vaquer à mes occupations professionnelles et politiques »

Le maire a également évoqué son rôle à la mairie de Dakar et son poste de député à l’Assemblée nationale, dénonçant des tentatives de déstabilisation politique, notamment envers Khalifa Sall, son allié politique. « Même si je suis condamné, je garde mon poste de mairie de Dakar. Je ne bougerai pas d’ici », a-t-il affirmé sur des propos rapportés par Dakaractu, marquant sa résistance face aux pressions judiciaires et politiques.

L’affaire Ndiaga Diouf remonte à 2011, lors d’une attaque à la mairie de Mermoz-Sacré Cœur, alors dirigée par Dias. Cette attaque aurait été orchestrée par des membres du Parti démocratique sénégalais (PDS), au pouvoir à l’époque. Le dossier, depuis lors, a connu de nombreux rebondissements judiciaires et politiques, illustrant les tensions persistantes dans le paysage politique sénégalais.