Affaire « Ellipse Project »: « Ma famille et moi aurons gain de cause… »

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Madiambal Diagne affirme être convaincu que sa famille et lui obtiendront gain de cause, quelle que soit la durée des procédures judiciaires en France et au Sénégal. En France, la défense a saisi la Cour de cassation après un arrêt d’extradition partielle de la Cour d’appel de Versailles, et une décision n’est pas attendue de sitôt. Au Sénégal, il estime que les accusations liées à l’affaire « Ellipse Project » sont infondées, et que le dossier s’effondrera, s’appuyant sur une jurisprudence récente de la Cour suprême.

 

Dans un entretien accordé à L’Observateur, Madiambal Diagne affiche une grande sérénité face à la double bataille judiciaire qu’il mène actuellement entre la France et le Sénégal. Le patron de presse se dit convaincu que  « quelle que soit la durée des procédures », sa famille et lui auront gain de cause.

Concernant le volet français, marqué par une demande d’extradition formulée par l’État du Sénégal, l’affaire est entrée dans « les méandres des procédures des juridictions françaises ». Suite à un arrêt de la Cour d’appel de Versailles prônant une extradition partielle, la défense a saisi la Cour de cassation française. Madiambal Diagne souligne que compte tenu des délais moyens de traitement, qui avoisinent les 457 jours, aucune décision n’est attendue avant l’année prochaine. Il rappelle également qu’en cas de signature d’un décret d’extradition par le gouvernement français, il dispose encore de leviers juridiques majeurs, notamment un recours devant le Conseil d’État, voire une saisine de la Cour européenne des droits de l’homme.

Pour ce qui est du volet sénégalais, instruit devant le Pool judiciaire financier (PJF) dans le cadre de l’affaire « Ellipse Project », l’éditorialiste estime que les accusations se sont interrompues « comme un ballon de baudruche ». Il accuse l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko et le président de la CENTIF, Amadou Bamba Siby, d’avoir produit un rapport non contradictoire pour l’accuser de faits qui « n’existent que dans [leur] imagination ». Selon lui, la « vacuité du dossier » est désormais évidente, comme en témoigne le desserrement progressif de l’étau autour de ses proches.

Poursuivis pour complicité, d’escroquerie sur les deniers publics et blanchiment, ses fils Mohamed Diagne et Serigne Saliou Diagne avaient déjà recouvré la liberté. Son épouse, Mabintou Diaby, est également libre.

Madiambal Diagne entrevoit ainsi le bout du tunnel, s’appuyant notamment sur une récente jurisprudence de la Cour suprême concernant Farba Ngom. La haute juridiction avait alors estimé qu’il ne pouvait y avoir de détournement de deniers publics dès lors qu’un mis en cause « n’a jamais eu un contrat avec l’État du Sénégal et n’a jamais reçu un franc venant du Trésor public ». Se trouvant dans la même configuration juridique, le patron de presse reste serein et affirme que si le droit est appliqué de façon équitable, son dossier va s’effondrer « comme un château de cartes ».