Activistes sur le terrain politique: Comment l’opposition a endormi Sonko et Diomaye…

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Une marche a été organisée vendredi dernier pour rappeler à l’ordre le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Il y a eu une très grande mobilisation, et la marche a eu un écho même hors de nos frontières. Elle était digne d’un rassemblement de tous les partis d’opposition associés à la société civile.

 

En vérité, la malchance de Pastef est de se donner l’impression de gouverner sans opposition après bientôt 18 mois passés au pouvoir.

Au niveau du parti de Sonko, certains ignares pensent naïvement qu’il n’y a pas une seule figure de l’opposition capable de faire face à Pastef. Des responsables de l’opposition parmi lesquels, Thierno Alassane Sall et Thierno Bocoum ont déjà sonné l’alerte sur la mal gouvernance, les scandales et autres mensonges d’État. À côté d’eux, des acteurs de l’ancien régime, à l’image de Pape Malick Ndour, Moustapha Diakhaté ou Madiambal Diagne continuent de pointer le tâtonnement et l’amateurisme du pouvoir. Il faut simplement retenir pour ne pas s’y tromper qu’un signal fort a été donné à Ousmane Sonko et sa bande. Lesquels semblent surpris par le regain d’énergie d’une opposition requinquée et déterminée à exiger un état de droit et une justice équitable.

L’abrogation de la loi d’amnistie, la caisse noire indue du premier ministre, la liberté provisoire accordée à des responsables de l’ancien régime et refusée par Sonko entre autres, sont d’ailleurs revenus dans le discours de l’opposition.

Auparavant, les adversaires politiques avaient tactiquement laissé le Pastef dérouler sur le terrain politique, avant de se signaler à travers une manifestation grandeur nature.

C’est d’autant plus important que la candidature de Sonko est hypothéquée par sa condamnation définitive pour diffamation dans l’affaire Mame Mbaye Niang.

Une décision de la Cour suprême qui a rejeté son rabat d’arrêt pour le rendre inéligible jusqu’en 2030.

Pour le proche avenir, d’autres marches, meetings et manifestations sont inscrits dans l’agenda de l’opposition pour faire face au régime Diomaye-Sonko.