Profil du candidat de Benno: « La continuité va tirer Amadou Bâ vers le bas » Dr Abdourahmane Diouf

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« L’élection présidentielle à venir n’est pas une élection d’argent… » d’après Dr Abdourahamane Diouf. Invité de JDD sur IRadio, le président du parti « Awalé » et candidat déclaré pour la présidentielle de 2024 a analysé les prochaines joutes électorales. Particulièrement la candidature d’Amadou Bâ de Benno.

 

Selon Dr Abdourahmane Diouf « La continuité est un malus extrêmement important pour le candidat de Benno. La continuité va le tirer vers le bas. Et il est en train d’ailleurs de s’en rendre compte. Vous allez voir très rapidement que l’enthousiasme médiatique créé par le choix d’Amadou Ba, à l’époque, est en train même de s’estomper. Parce que la réalité du terrain doit montrer au candidat Amadou Ba qu’il doit aller à la rencontre des Sénégalais et leur dire ce qu’il a envie de faire pour le Sénégal. Est-ce que vous, journalistes politiques, vous avez déjà entendu Amadou Ba nous dire : ‘Moi, Amadou Ba, je veux être président de la République du Sénégal ?’ Je n’ai pas encore entendu. Moi Abdourahmane Diouf, je veux être président de la République du Sénégal. Moi Abdourahmane Diouf, j’ai écrit un petit ouvrage où je fais ma déclaration de candidature. Moi Abdourahmane Diouf, je prépare un programme… Je suis allé sur le terrain avec mes équipes, j’ai cherché le parrainage. Donc je suis suffisamment motivé pour dire aux Sénégalais, observez-moi, écoutez-moi, regardez-moi… »

Dr Abdourahmane Diouf reste convaincu que l’élection présidentielle se gagnera au second tour. « Je précise au passage qu’au-delà de ces démonstrations de force dont on parle avec des déclarations dithyrambiques, il n’y a pas la possibilité de passer au premier tour. Il n’y a aucun candidat à l’heure actuelle qui peut passer au premier tour à cette élection présidentielle. C’est ma conviction et c’est ce que le terrain démontre », selon le leader du parti « Awale ».

Il s’explique : « Je me base sur la réalité du terrain, je me base sur les rapports de force. Je précise qu’à notre avis, l’élection présidentielle à venir n’est pas une élection d’argent. C’est une élection de discours, c’est une élection de programme, c’est une élection de parcours. Je pense que nous remplissons toutes ces conditions. Et les choses vont se clarifier au lendemain de la sélection par le Conseil constitutionnel des candidats qui seront définitivement à l’heure actuelle… Il y’a un élément inédit, c’est qu’ils ne sont pas dans le cadre d’une élection présidentielle où il y a un président sortant qui défend un bilan ».

Pour lui, « le président sortant a toujours une prime. C’est d’habitude facilement 30-35%. Mais le président sortant, il a un candidat qui se défend. Il peut défendre son bilan. Mais le président sortant, Macky Sall, n’est pas Amadou Ba. Et Amadou Ba n’est pas le président Macky Sall. C’est vous qui nous rappelez tout le temps que l’élection présidentielle, c’est la rencontre entre un homme et son peuple. Je ne suis pas sûr qu’un candidat de substitution présente les mêmes garanties qu’un candidat originel. Chacun y viendra avec son parcours, avec son discours, avec son programme, avec son charisme, avec sa façon de s’adresser aux Sénégalais. Et c’est là où on verra les avantages comparatifs ».