Thierno Alassane Sall: « Il faut dissoudre l’Assemblée nationale pour débloquer le pays »
Le président Diomaye devra démissionner
L’opposant a néanmoins prévenu que si le chef d’Etat, qui vient de créer son parti (Kiiraay), « dissout l’Assemblée nationale et tente de bâtir une majorité à travers des ralliements et la transhumance, cela ne fonctionnera pas ». Dans le même registre, « si le peuple ne lui accorde pas la majorité lors des Législatives anticipées, il devra en tirer les conclusions politiques et démissionner ».
Le Pastef (majorité parlementaire), par la voix de son président Ousmane Sonko, refuse de voter en l’état la LFR 2026 et la LFI en raison d’un « désaccord profond » sur l’encadrement des fonds politiques et des divergences budgétaires non résolues avec l’exécutif. « Pour le moment, nous ne rejetons rien, nous ne validons rien. Mais si c’est maintenu tel quel, nous rejetons », a prévenu Ousmane Sonko, dénonçant aussi la baisse des subventions aux produits pétroliers dans le projet.
De son côté, Thierno Alassane Sall, candidat malheureux à la présidentielle de 2024 (25 946 voix, soit 0,58 % des suffrages exprimés), se projette déjà pour celle de 2029. « J’ai prouvé mon honnêteté, ma rigueur et ma compétence à tous les postes que j’ai occupés, sans jamais faire l’objet de la moindre accusation de mauvaise gestion financière. Notre projet vise à rééquilibrer le développement du pays en investissant dans le monde rural », a-t-il affirmé.