Présidentielle 2029: L’APR met en selle Macky Sall pour la reconquête du pouvoir
L’Alliance pour la République (APR) semble déjà avoir les yeux rivés sur la présidentielle de 2029. Après le retrait de l’ancien président de la course au poste de secrétaire général des Nations unies, le porte-parole de l’APR estime que son retour constitue désormais une perspective politique majeure pour 2029.
Dans les rangs de l’APR, la bataille du récit politique pour 2029 est déjà engagée.
« 2029, point de débat ! », lance Alioune Badara Coulibaly.
Ainsi, Alioune Badara Coulibaly, plaide pour le retour de Macky Sall au premier plan de la scène politique. Entre attaques contre le régime actuel, défense du bilan de l’ancien chef de l’État et dénonciation des « apprentis » au pouvoir, le responsable politique ne fait pas dans la dentelle.
Pour Alioune Badara Coulibaly, le retour de Macky Sall dans le débat politique national est loin d’être une hypothèse à écarter. Bien au contraire. .
Dans sa tribune, il soutient que les différentes procédures et initiatives dirigées contre l’ancien chef de l’État auraient produit l’effet inverse de celui recherché par ses adversaires.
« On a voulu le salir et l’enterrer avec des commissions d’enquête, des menaces de mise en accusation et des rapports cachés par leurs auteurs. Hélas, tout cela finit par contribuer à le rendre plus indispensable », écrit-il.
« Plus jamais d’apprentis présidents ! »
Le porte-parole de l’APR ne ménage pas le pouvoir actuel. Dans une charge particulièrement virulente, il estime que les Sénégalais aspireraient désormais à rompre avec ce qu’il qualifie d’amateurisme dans la conduite des affaires publiques.
« Plus jamais d’apprentis Présidents, d’apprentis Premiers-ministres, d’apprentis ministres et apprentis parlementaires », lance-t-il, avant d’affirmer que le peuple souhaite « jeter les populistes à la poubelle ».
Pour Alioune Badara Coulibaly, l’échéance de 2029 ne devrait laisser place à aucune hésitation. Il présente l’APR et son leader comme l’unique recours politique capable, selon lui, de remettre le Sénégal sur les rails.
« Il n’en existera qu’une seule, l’APR, son leader, pour espérer un retour vers la grandeur », martèle-t-il.
Macky Sall contre Diomaye-Sonko : l’APR brandit le bilan des douze années de pouvoir
Dans son argumentaire, le responsable politique oppose frontalement les réalisations des douze années de gouvernance de Macky Sall à la gestion du tandem Diomaye-Sonko.
TER, BRT, ponts, stades, bourses de sécurité familiale, couverture maladie universelle, pistes de production ou encore modernisation des cités religieuses : Alioune Badara Coulibaly déroule le bilan de l’ancien régime pour mieux attaquer ses successeurs.
Il décrit ainsi une confrontation entre le « Sénégal du TER, du BRT, des ponts, des stades » et celui « des taxes et des discours ».
Selon lui, cette comparaison gagnerait du terrain dans l’opinion, de Koumpentoum à la Casamance, en passant par le Fouta et le bassin arachidier.
Le porte-parole de l’APR accuse également le régime qu’il désigne sous l’appellation « Pastef-Kiraay » d’isoler progressivement le Sénégal.
Au-delà de la critique du pouvoir, cette sortie sonne comme un véritable appel au retour de Macky Sall. Alioune Badara Coulibaly présente l’ancien président comme un homme d’État disposant de l’expérience, du réseau international et de la stature nécessaires pour rassembler un pays qu’il juge profondément fracturé.
« Il est l’alternative. La seule crédible. L’unique personnalité capable de rassembler, réconcilier, apaiser ce Sénégal fracturé par la haine », insiste-t-il.
À travers cette tribune offensive, l’APR affiche ainsi ses ambitions pour 2029 et entend replacer son leader au cœur du débat présidentiel. Reste que cette volonté politique devra se confronter aux réalités électorales et à la question d’une éventuelle candidature de l’ancien chef de l’État.