Auditions parlementaires: Quand Sonko refusait de répondre aux commissions d’enquête

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Le Sénégal est un État de droit, une république avec des règles et des textes bien définis. Chaque pouvoir a ses prérogatives qui marquent le principe de la séparation des pouvoirs : le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif. Ce dernier s’est embarqué dans une mission d’audition sous le prétexte de contrôler l’action du gouvernement. Mais derrière cette initiative se cache véritablement une volonté politicienne qui vise à empêcher l’exécutif de jouer son rôle pleinement et à diaboliser les institutions.

 

Des députés de Pastef demandent des comptes alors que l’ex-président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, doit rendre compte de la gestion des véhicules des députés. Une nébuleuse qui mérite une commission d’enquête. Les deux ans de Sonko et de son gouvernement sont aussi catastrophiques sur le plan économique et social. Mais c’est aussi un moulin à scandales : l’affaire ASER, les véhicules des députés, les milliards de Bakel…

Tous ces scandales n’ont pas été soulevés à l’Assemblée nationale parce qu’Ousmane Sonko était Premier ministre. Nous ne sommes pas amnésiques ; dans un passé récent, Ousmane Sonko avait publiquement affirmé qu’il n’irait jamais répondre à une commission d’enquête parlementaire. À l’époque, Guy Marius Sagna s’était dressé en bouclier, qualifiant la commission d’enquête parlementaire de motivation purement politicienne. Aujourd’hui, c’est le même Guy qui joue au Colombo alors qu’il n’est qu’un simple député. Il n’est ni procureur, encore moins magistrat de siège. L’audition parlementaire ne peut pas se substituer à la justice. Le Pastef est toujours dans la manipulation, le populisme, des personnes incultes. D’ailleurs, ce groupe parlementaire est la honte de l’histoire politique et parlementaire du Sénégal. Les nombreux revers juridiques, des propositions de lois anticonstitutionnelles rythment cette législature pastefienne. Leur incompétence ne se limite pas seulement à proposer des lois aux antipodes de la République, mais ils ignorent royalement le principe de séparation des pouvoirs. Le rejet récent d’une proposition de loi visant à auditionner les magistrats à l’Assemblée en est la plus parfaite illustration. Le Pastef, incapable de proposer des idées, préfère surfer sur la diabolisation, la calomnie et les insultes. L’Assemblée nationale est sacrée, elle ne mérite pas ces guignols. C’est un héritage à préserver pour les générations futures.

Vive la République !

Vive la démocratie!

Non au populisme!

Lune Diagne PDG Edp