Révision de la Constitution: Qui de Diomaye ou Sonko se fout de la République ?

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Si le président de la République s’oppose à la démarche unilatérale des députés de Pastef pour la révision constitutionnelle, pourquoi empêcher les manifestations de l’opposition, de la société civile et des sénégalais épris de justice et de démocratie ?

La proposition de loi portant révision de la Constitution, initiée par les députés du groupe parlementaire Pastef, est examinée ce lundi à l’Assemblée nationale dans un climat de fortes tensions politiques et sécuritaires.

 

 

Déjà, le dispositif sécuritaire est renforcé avant le débat constitutionnel, malgré l’ « opposition » de la majorité parlementaire.

À l’Hémicycle, les députés de l’opposition entendent jouer pleinement leur rôle de contre-pouvoir en contestant plusieurs dispositions du texte validé en commission des lois. Sauf qu’en démocratie, une majorité ne peut se permettre d’entreprendre des réformes majeures sans consensus.

D’ailleurs, des mouvements citoyens et des organisations politiques de l’opposition et de la majorité ont appelé à des manifestations à l’Assemblée nationale pour dénoncer cette réforme constitutionnelle.

Face à ces appels, toutes tendances confondues, un important dispositif sécuritaire a été déployé très tôt ce lundi autour de l’hemicycle. Mais, toutes les voies d’accès menant au siège de l’institution ont été bouclées par les forces de défense et de sécurité, empêchant tout rassemblement à proximité. Alors que le président Diomaye semble aller dans le sens d’une poursuite des concertations.

Pour l’heure, les manifestants arrivent à compte goutte et certainement, ils feront tout pour  accéder aux abords de l’Hémicycle et exprimer leur opposition de vive voix ou à travers des slogans et des banderoles.

En attendant ce qui va suivre, il faut noter que l’accès à l’Assemblée est strictement filtré. Seuls les journalistes accrédités, les agents de l’institution, les députés ainsi que les citoyens autorisés à assister aux débats peuvent franchir les différents points de contrôle.

Les véhicules sont déviés vers des voies alternatives afin d’empêcher toute circulation en direction de l’Assemblée nationale.

Défendue par les députés de Pastef, comme une réforme de rationalisation de l’action publique, cette révision est vivement contestée par l’opposition, qui y voit une concentration excessive des pouvoirs et un recul de l’équilibre institutionnel.

Son examen en séance plénière à l’Assemblée nationale se déroule dans un climat de fortes tensions politiques et sous un important dispositif sécuritaire.