Révision constitutionnelle: Alioune Tine met en garde le pouvoir et exige un consensus
Pour justifier sa mise en garde, Alioune Tine a convoqué l’histoire politique récente du pays, rappelant la récente mobilisation populaire du 23 juin où le peuple s’est frontalement opposé à l’Assemblée nationale sur un projet similaire. « C’est une leçon à méditer », prévient-il, avant de lancer un mot d’ordre inflexible : « Dialoguer, dialoguer, dialoguer ».
Cette sortie s’inscrit dans la continuité des alertes du chercheur, qui plaidait déjà en mai dernier pour que les réformes électorales et constitutionnelles passent par le dialogue ou le référendum, et non par la seule volonté d’un parti majoritaire. Une inquiétude partagée par d’autres observateurs, à l’image de Lansana G. Sakho (APIX), qui regrettait récemment une dérive partisane du débat public : « On ne construit plus de citoyens, on construit des électeurs ».