Gros mensonge d’État: Yassine Fall invente d’autres charges contre Farba Ngom

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Après le refus de la demande de liberté provisoire de Farba Ngom par le parquet, la ministre de la Justice Yassine Fall a tenu un point de presse pour révéler des « irrégularités » graves au sein de la prison concernant le maire des Agnams. Histoire de se justifier par un gros mensonge d’État. Elle a dénoncé la « détention frauduleuse de téléphones portables » par le détenu, en violation du règlement intérieur des établissements pénitentiaires.

 

 

Un prétexte fallacieux pour priver Farba Ngom de liberté 

Farba Ngom est poursuivi dans le cadre de deux procédures distinctes pour des faits transnationaux, dont « association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et escroquerie sur les deniers publics », portant sur des montants estimés à plus de 123 milliards de francs CFA, ainsi que pour complicité d’abus de biens sociaux. En plus de cela, selon la ministre, des investigations menées depuis plusieurs semaines ont mis au jour des « agissements de gravité extrême susceptibles de porter atteinte à l’intégrité de la justice et à l’ordre public ».

« Téléphones et communications transfrontalières »

En effet, lors d’une fouille effectuée le 28 décembre 2025 dans sa cellule du pavillon spécial, deux téléphones portables de Farba ont été découverts. Ces appareils ont été utilisés par le détenu pour des communications transfrontalières avec le Maroc, le Mali, l’Autriche, le Bangladesh et les États-Unis, pour des opérations financières nationales et internationales, le suivi de chantiers et pour échanger avec de multiples personnalités politiques et médiatiques.

 

 

« Des interactions avec des personnalités politiques et médiatiques »

Avec ces téléphones, la ministre a précisé que Farba Ngom avait eu « 65 interactions avec un acteur politique en liberté provisoire, 400 échanges avec un autre homme politique et ses avocats, 275 interactions avec une journaliste patronne de presse bien connue, 60 interactions avec un journaliste de presse en ligne et 158 échanges avec un directeur de publication d’un organe de presse .

« Contenus confidentiels et pornographique, manœuvres politiques »

Ces téléphones ont également servi à « recevoir et diffuser des procès-verbaux judiciaires confidentiels », à partager « du contenu pornographique » et à organiser « des manœuvres politiques susceptibles de troubler l’ordre public ». La ministre a indiqué que le bâtonnier de l’ordre des avocats sera saisi pour traiter les aspects relatifs aux échanges impliquant des avocats.

Ces faits qui violent manifestement la loi numéro 87-15 du règlement intérieur des établissements pénitentiaires sont susceptibles de qualifications pénales multiples. La ministre de la Justice annonce l’ouverture d’enquête approfondie.