Absence de Sonko au conseil des ministres: Qu’attend Diomaye pour limoger son premier ministre ?
Fait intrigant dans le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 22 octobre 2025. L’absence de communication du Premier ministre. PressAfrik n’a pu s’empêcher d’en savoir un peu plus. S’il a préféré garder le silence lors du conseil ou il était simplement absent ?
L’absence d’Ousmane Sonko à cette « instance cruciale » intervient dans un contexte déjà tendu, où plusieurs indices inhabituels ont été relevés par les observateurs ces dernières semaines, laissant entrevoir une nouvelle « brouille ».
Quelques jours plus tôt, une autre séquence a cristallisé l’attention d’une large frange des Sénégalais. Lors de la remise symbolique du livre blanc sur le « massacre des Tirailleurs sénégalais » le jeudi 16 octobre, une vidéo devenue virale a mis en lumière l’attitude du Premier ministre.
La poignée de main entre le chef du Gouvernement et le président de la République est apparue comme très froide, quasi-indifférente. Ousmane Sonko est même apparu si pressé qu’il a laissé le Président au milieu de la salle. La caméra a capturé un Premier ministre ne semblant pas dans son assiette, l’air dépité ou en bisbille avec le président de la République. Ce manque d’égard a été dénoncé par certains comme un « manque de respect » envers la clé de voûte des institutions.
L’absence confirmée d’Ousmane Sonko au Conseil des ministres ravive ces spéculations et les commentaires. Si un membre du gouvernement a bien confirmé son absence au « rituel hebdomadaire », la raison de celle-ci n’a pas été communiquée. La source est restée assez évasive avant de raccrocher.
Cette absence de communication claire et officielle justifie les interrogations légitimes sur un problème entre le Président et son Premier ministre. Ces tensions supposées ne seraient pas inédites. Il y a quelques mois, le Premier ministre avait tenu des propos retentissants qui avaient fait les choux gras de la presse nationale et internationale, en déclarant que le Président « manque d’autorité » et qu’il n’avait qu’à le « laisser gouverner ».
Ces déclarations avaient laissé présager d’un divorce imminent. Toutefois, des sources avaient révélé que des bonnes volontés avaient réussi à recoller les morceaux et à réunir les deux plus hautes autorités du pays.