Champs de course de Tivaouane: Serigne Moustapha Sy et les Moustarchidines célèbrent le Gamou

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« Le Maouloud n’est pas seulement une commémoration. C’est l’occasion de renouveler notre intimité avec le Prophète et de rappeler son héritage à une jeunesse en quête de repères », a souligné un responsable du mouvement, Makhary Mbaye.

Depuis sa création, le mouvement des Moustarchidines allie vocation religieuse et engagement social. Né en 1978 à la suite d’une conférence de Serigne Moustapha Sy à Thiès, le mouvement, d’abord familial, s’est progressivement structuré avant de s’implanter à Dakar puis de rayonner au plan national et international.
« Ce qui a marqué, c’est sa capacité à rassembler. Beaucoup de jeunes venaient de mouvements qui n’étaient pas religieux, certains issus de courants politiques. Il les a regroupés pour leur enseigner le Coran et les principes de l’islam », rappelle ce fidèle de la première heure.

Au cœur de la mission des Moustarchidines figure l’instruction de la jeunesse.  « Dans un contexte de révolte juvénile, Serigne Moustapha Sy a misé sur l’éducation. Il a voulu former une jeunesse consciente, responsable et éclairée », explique M. Mbaye.
Les femmes occupent également une place importante grâce à la Commission féminine. « Elles suivent des cours quotidiens, sont alphabétisées et formées aux principes de la religion pour mieux assumer leur rôle de mères et d’actrices du développement » témoigne Makhary Mbaye.
Engagés sur le plan social, les Moustarchidines mènent aussi des actions concrètes : campagnes de nettoyage, visites aux détenus et initiatives de solidarité. La dimension sociale est indissociable de leur mission spirituelle.
À Tivaouane, le Gamou des Moustarchidines reste ainsi un rendez-vous incontournable, où ferveur religieuse et action citoyenne s’entrelacent au service de la communauté.