Devenu trop gênant: Sonko tacle Diomaye et refuse de démissionner de la Primature

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Lors d’une réunion politique du Pastef ce mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenté de masquer le malaise et la tension au sommet de l’État et sa probable possible démission. Dans un air de refus, il a affirmé sa détermination à rester à la tête de la Primature.

 

 

« On parle de démission, mais je ne vais nulle part. Ils pensent pouvoir me pousser vers la sortie, mais c’est peine perdue. J’ai une responsabilité », a-t-il déclaré.

Sonko a revendiqué son rôle clé dans la victoire électorale de Pastef : « J’ai désigné un candidat, j’ai battu campagne avec lui. Nous avons gagné. Ensuite, j’ai confectionné une liste qui a fait de nous la majorité à l’Assemblée nationale. Personne n’est plus méritant que moi ».
Tout en reconnaissant l’autorité constitutionnelle du président Bassirou Diomaye Faye, il a précisé les termes de leur cohabitation : « Le pouvoir constitutionnel est à Diomaye. Le jour où il n’aura plus confiance en moi, je partirai. Mais je retournerai à l’Assemblée nationale, car je suis chef du gouvernement et, théoriquement, chef de la majorité parlementaire ». 
Une ligne de démarcation entre pro-Sonko et pro-Diomaye se dessine…
Sur le fonctionnement interne du parti, Sonko a exigé plus de vérité et de discipline : « Au Pastef, on se dira les vérités. Sinon, nous remonterons les choses aux instances supérieures et aux militants s’il le faut ». Déplorant l’échec de discussions en cercle restreint, il a révélé avoir sollicité des figures comme El Malick Ndiaye pour rétablir la vérité : « J’ai souvent parlé avec Diomaye. J’ai pris El Malick à témoin pour rappeler ce que nous avions ficelé depuis la prison ». 
Enfin, il a lancé un avertissement :  « Nous n’accepterons plus que des fumiers nous insultent. Que le président Diomaye prenne ses responsabilités, ou je les prendrai ».

 

Une dualité à haut risque politique 

Depuis la prise du pouvoir suivie de l’installation du nouveau gouvernement, nombreux sont les observateurs qui se posent des questions sur le véritable dépositaire de la légitimité constitutionnelle entre Diomaye et Sonko. Selon certaines indiscrétions, « c’est le premier ministre veut être au four et au moulin dans la conduite des affaires de l’État ».

Un comportement dénoncé dans les coulisses du parti Pastef et qui continue de fragiliser le président de la République. À rappeler que Sonko est frappé d’une inéligibilité pour cinq (5) ans, suite au rejet de son Rabat d’arrêt par la Cour suprême. Au même moment, les partisans de Diomaye dont la plupart estiment que le premier mandat présidentiel en cours est sabordé, sont entrain de lorgner l’échéance présidentielle 2029. Mais la quasi totalité des sénégalais a déchanté à cause des promesses de ruptures non tenues, la mal gouvernance d’État, l’endettement chronique, la violation des droits humains, la précarité, l’insécurité, le chômage des jeunes et la pauvreté qui s’est installée.