Interprétation de la loi d’amnistie: Y’en a marre met les députés devant leurs responsabilités

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Après sa sortie qui a suscité un tollé, Cyril Oumar Touré, alias «Thiat » de Y’EN A MARRE en rajoute une couche. Il dénonce le silence du président de la République sur la proposition de loi portant interprétation de la loi d’Amnistie, examinée ce mercredi 2 avril 2025 à l’Assemblé national

 

« Vous qui êtes à l’Assemblée nationale, c’est à vous que je m’adresse, et vous mets face à vos responsabilités. C’est la première loi, qui suscite polémique au Sénégal sous le magistère de Diomaye. L’histoire retiendra. Toi, député si tu votes cette loi injuste pour le Sénégal, tu seras enregistré dans l’annale du mauvais côté », a averti Thiat.

Pour le membre du groupe de rap Keur-Gui de Kaolack, il vaut mieux surseoir la loi interprétative et abroger tout bonnement la loi d’amnistie. Pour ce faire, il interpelle les députés qui doivent procéder aux votes ce mercredi. Il les invite à prendre leurs responsabilités à ce propos. « Il faut surseoir cette loi. Et si le gouvernement ne veut pas abandonner, vous députés, prenaient vos décisions et refusaient de voter. Si ça passe à l’Assemblée nationale malgré tout, on va l’attaquer en justice, faire recours, jusqu’à obtenir satisfaction. La rupture que nous voulons de cet Etat est d’écouter les populations, entreprendre des dialogues, avant de prendre certaines décisions, c’est ça la rupture parce que jamais au Sénégal un président de la République ne l’a fait », a-t-il exhorté.

L’activiste a appelé les parlementaires à prioriser l’intérêt de la nation d’abord.  « Vous êtes à l’Assemblée pas pour le parti mais pour le peuple. C’est le peuple qui a voté.  Il n’y a pas de députés de la majorité, il faut mettre l’intérêt du Sénégal avant tout. Vous êtes des députés de la nation pas de l’opposition, pas de la majorité. Prenez vos responsabilités demain et votez contre cette loi. Gare aux députés qui vont voter « Pour », vous serez complices de ce qui arrivera au Sénégal.

Par ailleurs, l’activiste précise, que la société civile et le gouvernement ont le même objectif juste la manière de s’y prendre qui diffère. « Nous avons le même objectif sauf que nous ne sommes pas du même avis sur la façon dont ils veulent procéder. On refuse qu’il ait à la fin une justice sélective, une justice à deux vitesses.
On le dénonçait il y a moins d’un an et on ne veut pas que cela se répète à nouveau avec ce régime.  On ne va pas l’accepter. On fera face avec tous les moyens possible ».