Controverse autour de la loi d’amnistie: La société civile appelle à une concertation nationale
Ce communiqué a été relayé le mercredi 26 mars par nos confrères de Sud Quotidien.
Parmi les organisations signataires figurent le COSCE, le MOUVEMENT Y EN A MARRE, l’ONG 3D, l’ONDH, GRADEC, LEGS-AFRICA, et la LIGUE SÉNÉGALAISE DES DROITS HUMAINS. Elles soulignent la nécessité de surseoir à l’examen de cette proposition de loi par l’Assemblée nationale jusqu’à ce qu’un cadre de concertation soit mis en place. Cette initiative vise à maîtriser les effets juridiques et sociologiques liés à l’interprétation ou à l’abrogation de la loi d’amnistie.
Les organisations de la société civile insistent sur l’importance de la stabilité nationale et interpellent les autorités étatiques pour qu’elles incluent dans le processus les députés de la XVe législature, les autorités judiciaires et religieuses, ainsi que d’autres acteurs sociaux importants. Elles réaffirment par ailleurs leur attachement à la bonne gouvernance démocratique et rejettent toute idée d’impunité concernant les atteintes graves à l’intégrité physique et à la destruction de biens.
Le communiqué, relayé par Sud Quotidien, appelle également les médias et les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité dans leurs déclarations publiques en respectant les droits fondamentaux des citoyens. La société civile souligne enfin la nécessité de sanctionner tous les faits criminels ou correctionnels concernés par la loi d’amnistie n°2024-09, en restant conforme aux conventions internationales ratifiées par le Sénégal.